Les aventures de Philo à l’hôpital

Je n’ai plus les compétences ni la concentration pour créer un blog séparé, alors j’utilise le blog des promenades pour me simplifier la tâche.

Être hospitalisé est aussi une aventure, et de publier régulièrement est certainement la façon la plus économique de communiquer avec ma famille et mes amis. Il faut dire que je n’ai aucune envie d’avoir des visites, ni des conversations. Sauvage un jour sauvage toujours.

Bon, il n’y aura quasi pas de photo car je me refuse à photographier dans l’enceinte de l’hôpital. Bon courage car j’ai beaucoup de temps libre et ça sera très long.

Petit résumé, une semaine avant douleur sur le côté, difficulté de bouger quand je suis allongé, je vais chez ma doctoresse de référence, elle m’envoie faire un radio, j’ai un rdv déjà l’après-midi, à la radio ils voient un truc et me propose à la suite un scanner. Résultats le lendemain : j’ai une pleuro-pneumopathie, je téléphone le résultat à la doctoresse, elle a fixé un rdv pour moi chez sa collègue (car elle est absente) , j’amène les résultats du scanner et la doctoresse me prescrit des antibiotiques.

J’avais rdv le jeudi 22, le samedi 24 j’avais déjà fait une radiographie et un scanner et le samedi à midi je commençais le traitement avec les antibiotiques. Franchement chapeau pour le système médical de notre région.

Jeudi 29 juillet, Lever mieux que hier, je me douche sans difficulté et j’ai fait mes céréales, pendant le repas Amandine fait un visio pendant 1/2heure environs ensuite je continue de manger et soudain j’ai une douleur en dessous de l’omoplate droite et cette douleur ne va plus disparaître, elle est surtout marquée quand j’inspire. Je n’arrive pas à finir de manger. Tout doucement je remonte au lit et je m’allonge un moment, la douleur persiste.

10:55 j’appelle la doctoresse, elle me fixe un rdv vers:

12:45 elle fait le point et m’inscrit aux urgences à Bourgoin-Jallieu (c’est un médipôle , j’y suis allé la semaine passé pour radiographie et scanner), Marianne m’y amène depuis le cabinet de la doctoresse sans passer par la case maison.

Le tiquet d’entrée indique :

13:48 il faut compter environs 30 mn depuis Morestel ; 15 mn plus tard je suis appelé pour l’inscription et encore 15 mn plus tard, je vois une doctoresse qui me « mesures » un peu partout et qui prélève 3 pipettes de sang pour analyser, elle me pose un cathéter et je retourne en salle d’attente, là je sais que l’attente sera longue car ils vont d’abord faire toutes les analyses sanguines.

Normalement les accompagnatrices ne sont pas admise en salle d’attente, mais Marianne peut m’accompagner jusqu’à la prise sang car avec le masque j’ai beaucoup de peine à comprendre.

La doctoresse nous a dit qu’il y en aurait pour minimum 2 heures , et comme Marianne n’ose plus rester en salle d’attente, elle rentre à la maison.

Je trouve la prise en charge très rapide et elle ne dépend pas de l’ordre d’arrivée mais de l’évaluation à l’entrée, comme j’avais besoin de faire des analyses sanguines, je suppose que j’ai eu une certaine priorité.

15:20 on m’appelle, je vais sur un lit brancard (c’est un infirmier qui m’a donné ce nom) , moi qui ai fait beaucoup de camping , je gère.

On me refait une prise de sang normal pour remplir 3 pipettes et une prise de sang spéciale juste à la frontière de la main et du radius, soi-disant plus douloureuse, mais ça a été pour moi.

Je laisse tomber les heures car je ne les ai pas retenues.

Pour chaque intervention on me ramène dans la salle des lits-brancards.

J’ai droit aussi à une nouvelle radiographie de mon pauvre poumon.

Petite anecdote : ceux que j’appelle les « tortionnaires » des urgences, refusent toutes mes demandes d’eau. Par contre, ils viennent régulièrement et en insistant me demander de remplir deux flacons de ma précieuse urine. Je leurs ai dit que je n’étais pas le plus doué en physique, mais s’ils veulent que ça sorte en bas il faut remplir en haut.

Normalement j’aurai dû faire encore un scanner, je ne l’ai pas vu celui-là.

Petit calcul, j’ai bu vers 9:00 5 dl de lait, avant d’aller chez notre doctoresse pour 12:45 j’ai bien sûr été me vider aux toilettes avant. Pendant le voyage jusqu’à Bourgoin-Jallieu, je bois environs 2 dl d’eau qui est dans la gourde.

Il est passé 23:00, je crève de soif et ils reviennent avec leurs 2 flacons, MIRACLE, un infirmier me comprend et me ramène 1,5 dl d’eau ! Je la bois très lentement mais ça ne va pas suffire pour remplir les 2 flacons. MIRACLE 2 , je reçois un deuxième verre de 1,5 dl toujours.

C’est vrais que ça fait huit heures que je suis sur un espèce de lit made in Guantanamo.

Soudain ! 2 fées viennent me chercher et me dépose au HTCT, hospitalisation à très court terme. C’est magnifique, une belle chambre rien que pour moi, et un lit tout beau, tout large, tendre mais pas trop et réglable. J’ai la preuve que c’étaient de vraies fées, elles m’amènent une carafe pleine d’eau bien fraîche et un yogourt nature avec du sucre et un poty de mousse aux pommes.

J’avale et bois tout, sans précipitation, ensuite je prends les 2 maudits flacons, je les rempli à ras bord : j’en ai encore, madame, j’en mets un peu plus?

J’ai dormi par tranches, à la fin ça fait quand même un gâteau.

Réveil vers 4:00 pour me donner des antibiotiques en perfusion. Je reçois un petit déjeuner correcte avec un thé et ensuite on me met une « lunette » à oxygène, c’est assurément ce qui m’a fait le plus de bien, il a fallut quand même 3 heures pour que je sente les bienfaits; c’était évident que j’avais un déficit d’oxygène et ça me fatiguait beaucoup.

On me re promet un scanner , il est midi, elles m’amènent un plateaux-repas mais au même moment deux infirmières viennent me chercher pour aller à ma gare définitive, 3 ème étage, chambre 8, pneumologie, je reçois tout de suite un repas, France pays catholique: c’est vendredi jour du poisson (on va me servir presque le même plat au souper), est-ce que je parle de la nourriture ? Non, j’attends encore quelques jours et d’ailleurs, j’ai mis mon curseur sur : se nourrir et non pas sur : déguster.

La pneumologue vient et nous mettons nos différentes informations à plat pour constituer la chronologie de ma maladie. Mais , il faut encore attendre ce fameux scanner, on m’y envoie vers 14:45, scanner assez science fiction, en plus on m’injecte un « indicateur » ça fait tout chaud en dedans et retour dans ma chambre.

Marianne arrive en partie trempée, elle avait bien un petit parapluie mais ça n’a pas suffit complètement. Ouf! J’ai pu changer de slip.

J’avais envoyé par mail une longue liste et tout y est , merci ma douce.

Pendant la visite de Marianne, la pneumologue m’annonce que j’ai aussi une embolie pulmonaire, mais aucun des symptômes qui normalement l’accompagne. Donc, la stratégie change complètement, d’abord s’occuper de l’embolie, car la pneumologue pense que l’embolie à précédé l’infection. Donc plein de médicaments car on fait quand même gaffe à l’infection, mais pas de ponction, c’est incompatible avec les anticoagulants.

J’ai aussi fait un test PCR : négatif, ça nous aurait presque rendu service qu’il soit positif car la source de mes malheurs aurait été trouvée.

Marianne rentre et je viens de recevoir ma nourriture, à midi de la purée, le soir des pâtes sinon c’est quasi la même chose.

Je vais passer ma 2ème nuit, je pense qu’il y en aura beaucoup d’autres. Car demain nouveaux scanners pour essayer de trouver ce qui a bien pu provoquer cette embolie . On verra demain quelle surprise il y aura encore. Personnellement, ça m’étonnerait qu’ils fassent un scanner le samedi, ça sera sûrement pour lundi.

Comment je vais ? Les douleurs persistantes ont disparues, mais faut pas que je tousse, l’oxygène me fait du bien, bizarre, alors que tous c’est derniers jours je n’avais pas de fièvre, ce soir j’en ai ???

Samedi 31 août

J’ai passé une bonne nuit, je me sens plus reposé, je reste un peu vaseux, je pense que c’est l’accumulation des médicaments.

Je viens de finir mon petit déjeuner, je sens que ça va être mon repas préféré, 2 morceaux de pain de baguette, beurre doux et miel ou confiture d’abricot et surtout un bol de thé qui est très bon. Je prends mon temps, j’ai toujours détesté manger rapidement, elles (il faut que j’utilise le féminin, il n’y a pas d’homme ici) ne me connaissent pas encore car elles sont venues pour voir si j’avais terminé alors que j’étais à peine à la moitié.

On ne m’a pas encore indiqué de programme pour aujourd’hui.

J’ai pris ma première douche à la main gauche, oui, il y a une douche dans ma chambre, mais comme j’ai un cathéter à droite, je dois utiliser mon bras gauche; pour me raser ça été, pour le reste ça passe, mais j’ai un grand potentiel de progression.

Journée très calme et : surprise, à midi je me suis nourri et j’ai même apprécié : lapin à la moutarde avec de la polenta et salade tomates et œufs et salade de fruits et yogourt nature. Mince je vais commencer à reprendre du poids.

L’après-midi, je me suis assoupi plusieurs fois, j’ai mangé tous les abricots.

Je n’ai des douleurs que si je tousse et je ne tousse presque plus.

Être seul à l’hôpital ?

Je commence le sujet, mais il y aura peut-être un complément après plusieurs jours. Certes, je suis seul dans ma chambre et c’est un vrais privilège, vraiment. Bon, même quand je suis en très bonne santé il y a toujours un côté ours qui me colle aux basques et j’aime être seul, bien sûr pas tout le temps.

Quand je suis à l’hôpital (ce qui est extrêmement rare, puisque la dernière fois que j’ai passé quelques nuits à l’hôpital c’était il y 58 ans, une conductrice (ce n’est pas du langage épicène) m’a renversé, j’étais sur le trottoir mais elle avait raté son contour) donc je ne peux pas parler par expérience.

Dans un premier temps je ne fais pas trop de différence entre être malade à la maison et hospitalisé quelques jours, car même malade à la maison je m’isole et je me mets en mode économie totale d’énergie, toutes mes ressources sont utilisées pour ma guérison. Ce qui veut dire que je suis presque infréquentable, d’ailleurs je ne répond plus du tout au téléphone ni aux messages.

Sauf pour Marianne bien entendu (sur l’air de Brassens)

Voilà en gros ce qui est commun. Pour une hospitalisation comme celle que je vis actuellement, c’est très différent car ce que j’ai est nouveau et grave et je ne maîtrise absolument rien.

Donc en plus du mode économie totale et concentration uniquement sur mon corps, il y a un autre phénomène qui m’est personnel, je fais totalement confiance au personnel médical toute hiérarchie confondue et je suis extrêmement coopératif, un bon client; bien sûr je reste un bon observateur et ce que je vois passe au moulin de mes logiques, le but étant de comprendre les démarches pour pouvoir mieux les aider à les utiliser, le but n’est absolument pas de trouver tous les petits défauts, bon parfois j’en vois sans faire exprès et ça fera peut-être une prochaine rubrique.

Je m’en fout qu’il y a un petit trou à mon drap ou que la tablette de la petite table de service est rafistolée et très moche, mais je remarque que chaque personne qui rentre frappe d’abord à la porte, que les protocoles pour injecter les médicaments sont fait identiquement quelques soit l’infirmière : d’abord rinçage du tube du cathéter avec de l’eau physiologique d’abord à l’aide de deux compresses contenant du désinfectant emballé sous vide désinfection et on enlève l’embout vissé ensuite on prend la seringue qui elle aussi est prête et emballée sous vide, elle injecte l’eau physiologique ensuite elle change le bouchon du cathéter en en prenant un qui est lui aussi stérilisé et emballé sous vide. Au moins 5 infirmières différentes m’ont mis une nouvelle perfusion de médicaments, le protocole était toujours exactement le même; c’est un détail pour vous mais moi ça me conforte dans la confiance non seulement envers les infirmières, mais aussi sur l’organisation, sur les processus appliqués.

Tous ces protocoles ça me parle beaucoup car j’ai quand même fonctionné comme soldat d’infirmerie, j’ai été pendant 30 ans samaritains et mon métier les 14 dernières années de travail consistait à vivre avec et de m’occuper des personnes handicapées, ça comportait beaucoup de soins (et c’est aussi nous qui distribuions les médicaments et gérions les crises d’épilepsies qui étaient très fréquentes), toutes ces expériences, où j’étais surtout du côté des soignants, m’ont familiarisé avec certains protocoles complexes mais aussi je sais ce que pourrais être un patient idéal, et, simplement, j’essaye d’être ce patient idéal pour que les relations entre soignants et soigné soient idéales donc optimise la prise en charge et peut-être la guérison.

Alors le Philo rebelle au caractère de cochon est doux et sage, très à l’écoute des autres et totalement coopératif, une relation de type gagnant – gagnant.

Mais l’autodérision et le cynisme ne sont pas loin, je me sais vulnérable mais pas diminué.

En fait je suis très zen, n’ayant pas du tout peur de la mort, je ne m’angoisse pas, j’ai lu un article juste pour comprendre les mots : pleuro-pneumopathie et embolie pulmonaire. Je n’ai pas lu 10 articles et parcouru 18 blogs, on me donne des médicaments je ne demande pas le nom, c’est ça avoir confiance, et même si j’ai le nom je ne parcours pas du tout la liste des effets secondaires.

J’arrive à m’en remettre totalement aux décisions de ceux qui sont des professionnels.

Pourquoi se prendre la tête ? Juste être disponible et essayer de comprendre et si j’ai une interrogation je n’hésite jamais à poser des questions.

Je laisse dans l’armoire ma fierté et ma pudeur aussi, ça n’est pas encore arrivé car je suis encore bien mobile, mais que quelqu’un me torche le cul, ou me lave les couilles, je sais que je n’éprouverai pas un gramme de gène. J’ai tellement du le faire aux autres, que je connais l’attitude qui mettra le plus à l’aise la soignante.

Bien sûr je me suis totalement éloigné du sujet, être seul à l’hôpital. D’abord faudrait bien se cacher, c’est impossible d’être seul, je suis le patient de la chambre no 8 en pneumologie, je fais partie d’un groupe, une sorte de famille composé de patients, de soignantes et tout le personnel auxiliaire si important pour qui j’ai le plus grand respect.

Pour moi le respect ne sera jamais hiérarchique, si le grand pneumologue rentre dans ma chambre sans toquer à la porte, il va m’entendre et j’espère qu’il y aura des témoins.

Il faut que je sois très clair, je suis bien mieux en bonne santé et à la maison, Marianne me manque Héra et les félins me manques, bien sûr, mais ça n’affecte pas du tout mon moral car il ne peut pas en être autrement actuellement. Ça ne sert à rien d’essayer d’avoir la moindre influence sur les choses qui nous échappent , comme la météo et c’est extrêmement contre indiqué de s’énerver ou de ronchonner quand il faut concentrer son énergie sur ça guérison, car je ne crois pas du tout à l’homéopathie, par exemple, mais je suis persuadé que nous avons tous en nous des énergies qui peuvent aider à la guérison.

Je viens de recevoir le repas du soir, j’y arrive pas, il y a autant dans le repas de midi que dans celui du soir, c’est beaucoup trop, en plus je ne mange jamais de pain donc 2 morceaux à midi et 2 le soir sont perdus. Pourtant ça a l’air bon, j’attends lundi et je regarde si le soir je ne peux pas avoir des fruits et un yogourt.

J’en ai parlé à l’infirmière, mais j’ai demandé aussi à pouvoir être pesé, car si je perds trop de kilos, il faudra que je me force à manger.

Elle vient de me dire que la balance sera là lundi, ça c’est de la coopération et de l’efficacité.

Dimanche 1 août (fête nationale Suisse)

J’ai bien dormi, réveil en douceur. Chouette c’est dimanche , c’est congé !

Très bon petit-déjeuner, c’est le repas que j’apprécie le plus, après j’ai droit à une pochette de médicaments en perfusion et une fois que la pochette est vide, j’appelle l’infirmière pour qu’elle me débranche et je peux aller me doucher.

J’ai été meilleur que hier sous la douche, je l’avais dit c’était juste une question d’entraînement. La douche est bien mais pas ventilée, donc à la fin quand je veux me coiffer, je ne vois plus rien, ce n’est pas très grave.

Ensuite repos, j’ai de la chance, je suis au troisième étage et c’est bien dégagé, je vois même la forêt et surtout j’ai une bonne 4G, donc je peux facilement regarder mes vidéos. Vivement la 5G, j’adore embêter les gens .

Au milieu de l’après-midi, Marianne vient en visite et aussi me ramène quelques affaires, sachant que mon séjour va se prolonger un moment. Elle m’a aussi apporté des fraises du jardins, pour la crème fouettée, je me rattraperai plus tard.

Elle se débrouille bien, elle a mis une annonce sur le site Facebook des Avenières, surtout pour faire la tonte, et elle a eu déjà des réponses et une personne qui habite la même rue est déjà venue voir sur place.

Ce qui est génial, alors que l’on ne connaît presque personne, le Covid n’a pas aidé pour les contacts, néanmoins on connaît un peu une personne chez qui on va acheter des œufs, elle a contacté Marianne et c’est proposé à l’aider si nécessaire, l’autre personne qui c’est spontanément offerte à l’aider, c’est la toiletteuse d’Héra. Et encore on est en pleine vacances.

C’est a ce genre de réactions, qu’on se sent accueilli dans une région et qu’il existe aussi une solidarité naturelle. Ces nouvelles m’ont beaucoup réjoui et je suis aussi soulagé pour Marianne.

Comme d’habitude, le souper était pour moi gargantuesque, je l’ai à peine touché.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui; j’allais oublié, Liesbeth et Alain m’avaient offert des têtes au chocolat de la maison Villars; pour fêter le premier août, j’ai demandé à Marianne d’apporter celles qui restaient pour les offrir aux infirmières.

Lundi 2 août

Bonne nuit, je me réveille tôt comme d’habitude et calmement.

C’est lundi les affaires recommencent, j’ai droit à une prise de sang au pli du coude gauche, pour rappel à droite j’ai déjà le cathéter.

Mince, l’infirmière m’a demandé depuis quand j’ai le cathéter ? Je sens que je vais avoir droit à une épilation douloureuse, oui, madame je suis très poilu aux bras, je commence tout de suite une préparation psychologique.

Pour les incrédules et pour obtenir votre soutient moral :

Quelques petits changements que j’ai remarqué :

Au début j’avais droit chaque soir à une piqûre dans le ventre pour éviter une phlébite, comme je devais passer à deux piqûres par jour, ça été remplacé par une toute petite pilule le matin et une le soir. C’est très agréable car les piqûres dans le ventre étaient celles que je sentais encore 1/2 heure après.

Au début les antibiotiques m’étaient administrés par perfusions, depuis 2 jours les antibiotiques du soir sont distribués sous forme de poudre que je dilue avec de l’eau et que je bois et ce matin, l’antibiotique m’a été distribué directement dans le cathéter par seringue.

Donc prochaine étapes on m’enlève le cathéter et les antibiotiques seront tous administrés par voie orale. On verra.

11:30 une personne accompagnée d’une autre qui est restée silencieuse , je suppose qu’elle apprenait , est venue me questionner surtout sur l’aménagement des repas, comme je l’avais demandé. J’ai expliqué mon impossibilité de manger 2 grands repas par jour, et plutôt que de systématiquement renvoyer le repas du soir, si il pouvait être remplacé par des fruits, éventuellement du fromage et un yogourt nature; j’ai précisé plutôt des fruits entiers qu’un poty ce qui n’est pas pareil.

Elle a été très à l’écoute et a compris que je faisais cette demande surtout pour éviter de gaspiller de la nourriture. Elle m’a dit quelle passait régulièrement dans les groupes et qu’il ne fallait pas hésiter à l’interpeller.

Je suis toujours très satisfait de la prise en charge et de l’écoute de l’ensemble du personnel.

Aparté : malgré mes excellentes prothèses auditives, avec le masque je dois faire des efforts énormes pour comprendre, ça veut dire que je comprends peut-être 60% des mots et je remplis les vides; ça fonctionne pas mal, mais absolument pas pour les noms propres ou les mots spécialisés. Exemple, la dame qui est venue avant je suis sûr quelle m’a donné son nom et certainement aussi le nom du service, mais je ne l’ai pas compris et je n’ai pas voulu l’interrompre trop, car l’essentiel est passé. Mais je considère ma surdité comme un vrai handicap en se qui concerne les détails.

AÏE ! OUILLLLE ! , je crie par écrit n’ayant pas oser le faire réellement, voilà je n’ai plus de cathéter comme je l’avais imaginé, au passage j’ai du perdre 10 g de poils, mais c’est un vrai soulagement quand même. Faut souffrir pour être libre.

La pneumologue est passée, l’évolution semble correcte, je vais bientôt pouvoir me promener avec une bouteille d’oxygène, il vont aussi petit à petit diminuer la quantité d’oxygène. Elle a demandé que je sois aussi examiné par un cardiologue, il y aura aussi une radiographie des jambes, toujours pour rechercher les causes de l’embolie et c’est déjà planifié pour vendredi un scanner plus concentrée sur les organes du bas.

Donc 2 objectifs, se débarrasser de l’oxygène et gagner en mobilité tout en continuant de chercher la cause de l’embolie.

Le repas de midi était excellent, une sorte de ragoût (colombo de porc) avec une bonne sauce et des petits-pois délicieux. Une vinaigrette de betteraves rouge que j’adore, un morceau de St. Poulain et comme dessert une vraie nectarine impossible à manger, donc délicieusement juteuse et goûteuse, j’ai mis ma tête sur l’assiette et sa dégoulinait de partout, miam ! La salle de bain est à 1,5 mètre, ça va.

Je suis content d’avoir fait mon aménagement du repas du soir, car comme ils ont tout donné au repas de midi, il faut avoir peur du repas du soir.

Les infirmières ont repris les mesures, tout va bien, elles m’ont même enlevé l’oxygène, mais je ne dois pas trop bouger quand même, elles vont reprendre les mesures ce soir.

Passage des infirmières, l’oxygène dans le sang est ok. Donc plus d’oxygène, même pour la nuit; je n’ai plus que 2 médicaments : 1 pastille matin et soir contre les phlébites et 3 fois par jour l’antibiotique.

Premier repas du soir aménagé, c’est parfait, je suis content de ne pas gaspiller de la nourriture.

En plus c’est très symbolique : 2 petits Suisse et de l’Emmental.

Première nuit sans cathéter, ni oxygène, je me réjouis.

Mardi 3 août

Certainement la meilleure nuit, comme prévu. De plus un beau ciel, des nuages mais aussi du soleil. J’ai de la chance, en montant mon lit au maximum, je peux voir , par dessus les toits, un bel horizon avec forêts et montagnes.

Une infirmière m’a fait la remarque : vous êtes haut, mais l’autre avait compris et elle a dit : comme ça il peut voir dehors. Oui, les infirmières sont souvent par deux. Bien sûr j’ai rajouté : il y un autre avantage à être tout en haut, comme ça si je tombe vous entendrez mieux.

Ben, quoi, je suis quand même encore malade, le niveau des blagues est l’inverse de la hauteur de mon lit.

Je me réjouis de prendre mon petit-déjeuner.

Super bonne douche, avec deux mains libres, tout est plus facile.

Petit-déjeuner absolument délicieux

J’ai eu la visite d’une cadre de santé, ça été un moment avant que j’arrive à comprendre le mot cadre. Elle essaye de passer une fois par semaine chez tous les patients, en plus de voir si tout va bien, elle vérifie aussi que j’avais bien compris le rôle du séjour et ce qui allait encore se passer.

J’ai apprécié la démarche, c’est un point de plus pour l’excellence de la prise en charge ici.

Je rentre de l’échographie (j’ai toujours parlé de radio), l’objectif essayer de trouver la source de l’embolie, jambe droite, jambe gauche rien trouvé, aucune trace de phlébite.

Retour à la case départ, chercher la cause de l’embolie, prochaine étape programmée : scanner vendredi.

J’ai voulu en savoir plus sur la profession de cadre de santé :

Description métier

Le / la cadre de santé est à la fois un gestionnaire, un.e encadrant.e ou un enseignant.e.

Ses missions sont nombreuses : organiser et coordonner des équipe et des activités médicales, assurer le suivi administratif et budgétaire, élaborer et développer des protocoles de soins d’hygiène et de santé, optimiser le fonctionnement d’un service de santé et participer aux projets mis en œuvre par l’établissement, former de futurs professionnels de santé.

Salaire brut mensuel d’un cadre de santé débutant : 1 700 € (2 500 € en fin de carrière)

Source : Le CIDJ – Centre d’Information et de Documentation Jeunesse

La pneumologue est passée, cet après-midi j’ai une échographie du cœur, vendredi le scanner et normalement je vais pouvoir sortir de l’hôpital vendredi (suivant les résultats bien sûr).

Les choses s’accélèrent : un kiné et un apprenti kiné, sont venus tester mes capacités de marche et surtout l’oxygénation du sang pendant la marche.

Donc on c’est promené en parlant et en marchant d’un bon pas avec un oxymètre (appareil qu’on branche au bout d’un doigt et qui mesure la pulsation et le taux d’oxygène dans le sang) pour vérifier si j’arrivais, même pendant un petit effort, à produire assez d’oxygène.

Verdict : je n’ai pas besoin d’eux et je peux aller me promener dans le parc, tout en faisant attention.

Très bon repas de midi, cuisse de poulet avec légumes variés coupés en lamelles, salade toutes petites pâtes (j’ai cru que c’était des lentilles) avec poivrons, une banane et un fromage blanc; je me suis régalé.

En principe Marianne viens vers 15:00 avec Héra car j’ai l’autorisation de sortir me promener un peu.

Vers 14:30 on vient me chercher pour aller chez le cardiologue. Il est en consultation, j’attends un moment et c’est mon tour.

D’abord échographie du cœur je suis sur le côté, ensuite échographie toujours du cœur, je suis sur le dos. Ensuite électrocardiogramme, j’ai une douzaine d’électrodes un peu partout, ça ne fonctionne pas du premier coup, il change de place quelques électrodes et cette fois c’est bon; il n’a rien trouvé d’anormal.

Je remonte dans ma chambre; les premiers voyages pour des examens se faisait en déplaçant mon lit avec une bouteille d’oxygène, aujourd’hui les déplacements se font en fauteuil roulant. Pour faire tous ces déplacements, il y a une armada de jeunes qui ne font que ça, c’est peut-être un job d’étudiant, comme ça va assez vite, je n’ai pas trop eu le temps de causer, juste un m’a dit qu’il faisait 10 à 15 kilomètres par jour.

Il est 15:30 quand je suis de retour dans ma chambre, Marianne est déjà là avec Héra, comme il pleut, elles m’attendent à la terrasse du petit café qui est couverte, c’est ce que me dit tout de suite une infirmière.

Je m’habille et je descends, pour la première fois seul et à pieds.

Je suis accueilli royalement par Héra, je suis très très content de la voir et la caresser et Marianne est toute belle, elle a mis une jupe, ça fait du bien de nous retrouver les 3 autour d’une table et de boire un thé.

Voilà une journée bien remplie qui a été très agréable. Le souper était parfait.

Maintenant je vais me reposer un maximum pour récupérer le plus de force possible.

Mercredi 4 août

Nuit tranquille, ce matin et probablement toute la journée pluie et grisaille, un vrai temps à être hospitalisé. Je vais aller prendre ma douche, hop !

Petit-déjeuner toujours un très bon moment. Ensuite il y a un côté routine qui est plutôt sympathique, ça rythme la journée.

Les médicaments, les contrôles courants (tension, oxymètre, fièvre), nettoyage de la chambre.

Et avant midi, tous les jours j’ai la visite de la pneumologue. Encore une fois, une prise en charge très professionnelle, je suis totalement satisfait de mon séjour.

C’est pro, c’est propre, c’est sympa, même la nourriture est au top, ils sont à l’écoute, ils ont adapté le repas du soir et ça suit, c’est pas juste un jour.

J’ai presque envie de dire que ça fait tomber tous les clichés sur les soins en France.

Ok, je suis un chanceux, Bourgoin-Jallieu c’est peut-être une exception; j’avoue ne pas avoir envie de tester d’autres structures, j’ai la mienne maintenant et j’ai totalement confiance à tous les niveaux, y compris la doctoresse généraliste. C’est vraiment une expérience rassurante qui compte lors d’un déménagement.

Mmm! Ça sent bon, le repas de midi vient d’arriver.

C’était délicieux : pomme de terre purée (avec des vraies pdt) une saucisse à rôtir de porc avec une très bonne sauce, une salade verte, 2 abricots et un yogourt nature.

Bon, je vais continuer avec application de me reposer.

Je ne fais jamais de sieste, mais là, je vais essayer de dormir, je baisse les stores et je me couche.

Ben non ça ne marche pas, où plutôt oui, je me suis bien endormi, mais 2 travailleurs sont venus, juste à ce moment là, pour changer la tv (que je n’utilise pas).

Je sais pourquoi je ne fais pas là sieste, car je ne sais pas la faire; au lieu de siester, je m’endors et c’est parti pour un cycle, et si le cycle ne peut pas se terminer, c’est pire que d’être fatigué, je suis pâteux, mal réveillé.

Moralité, jamais de sieste, ça ne marche pas.

J’ai quand même dû dormir un peu avant l’arrivée des ouvriers.

J’ai bien profité de mon souper allégé et sain.

Dehors, les nuages sont partis, il y a un beau soleil, je vais me promener dans le jardin. J’ai revêtu mon training, il est fabuleux, on dirait que je l’ai acheté à ABBA.

L’infirmière ne sait pas trompée, elle m’a dit : vous savez qu’on va vous voir; c’est ça la gloire.

Superbe promenade, pour sortir de la pneumologie, j’ai dû presser sur un bouton pour déverrouiller la porte principale, je n’ai aucune idée comment je dois faire pour rentrer, si jamais je chante fort : Waterloo

Voilà, je suis à nouveau dans ma chambre et je n’ai pas dû chanter, car il y a une petite fenêtre sur la porte et au même moment, fort à propos, une infirmière passait dans le couloir, et sinon, il y a un no écrit sur la porte, la classe cet hôpital.

Jeudi 5 août

Bonne nuit, j’ouvre le store, temps un peu maussade mais on voit que ça va s’améliorer.

Je vais aller prendre ma douche, tout fonctionne bien, c’est agréable, la seule chose qui me manque, il est impossible d’avoir une douche vraiment froide, alors que j’adore finir ma douche sous l’eau bien froide, je trouve ça tonifiant et j’aime bien la chaleur naturel que provoque l’afflux sanguin après l’eau froide. Mais c’est un tout petit détail.

À nouveau repas de midi excellent : tagine de mouton avec couscous, une très bonne salade aux tomates avec des olives, du fromage et un dessert au caramel.

Je vais essayer de dormir un peu cet après-midi, le temps a l’air de s’améliorer, j’irai certainement faire un petit tour dehors plus tard.

J’ai pu bien dormir presque 2 heures, là, je viens d’aller boire un thé à la terrasse de la petite cafétéria et maintenant je me promène au soleil dans le parc, je viens d’observer un joli petit lézard.

Je me réjouis de revoir, sentir, toute la nature très riche et très vivante qu’il y a dans nos jardins. Quel privilège d’habiter dans ta maison et d’avoir en plus une nature foisonnante sur le terrain qui est autour.

Marianne et moi sommes très heureux, même si des travaux sont en retard, même si parfois l’administration est terrible (Non ! Non ! Pas de raccourci, autant du côté Suisse que du côté Français). Quelle joie de vivre tout ça ensemble et en plus partagé avec, et égayé par notre Héra et nos 3 félins si différents.

Je me réjouis de rentrer demain, ce qui est prévu. En plus, il paraît que l’été va arriver, quelle bonne nouvelle.

Souper frugal , mais parfait.

Petit problème avec les antibiotiques, j’aurais terminé ma dose, mais j’en ai reçu ce matin, absolument rien de grave, ça sera réglé demain.

Donc, c’est parti pour la dernière nuit dans la chambre no 8.

Vendredi 6 août

Super nuit, j’ai bien dormi et en regardant dehors, la journée s’annonce belle.

En route pour la dernière ligne droite avant la sortie.

Une bonne douche le matin, ça reste un super plaisir.

Je profite du beau temps pour faire une photo de la vue depuis mon lit, c’était pas mal, suffisamment pour m’imaginer me promener avec Héra dans la montagne.

Je viens de terminer mon dernier petit-déjeuner. Au programme un scanner, dans la journée, mais aucune idée si ça sera déjà ce matin ou cet après-midi.

J’ai encore droit à mon repas de midi, vendredi c’est poisson, c’est très bon avec une salade aux lentilles et olives et une bonne nectarine comme dessert.

13:00 je pars pour le scanner, comme ils vont m’injecter un « révélateur « , j’ai droit à un nouveau cathéter, je l’ai demandé à gauche, comme ça l’épilation sera la même des 2 cotés.

Longue séance de scanner, la tête puis les organes internes et bassin, re le tout mais avec le produit qui fait chaud depuis dedans et pour finir à nouveau la tête.

Retour dans ma chambre, j’attends les résultats, en attendant je range tout et je m’habille.

J’ai soif, vive l’eau.

Je voulais demander un Check Up à ma doctoresse, je crois que c’est bon.

J’ai eu droit : radiographies, échographies, scanners, analyses sanguines, analyses des urines, test PCR Covid, test sérologique Covid, avis du cardiologue.

J’ai bien voyagé.

Voilà : 16:00, je suis dehors à la cafétéria en sirotant un bon thé et j’attends mon taxi.

En fait les derniers scanners c’était pour trouver si un cancer (qui peut aussi provoquer une embolie) ne se cachait pas quelque part, ils n’ont rien trouvé ou il est très bien caché.

J’ai un rdv avec la pneumologue en novembre et avant je dois aller refaire un scanner, entre-temps je dois prendre des anticoagulants pendant 6 mois quand la cause de l’embolie n’a pas été trouvée.

Faudra éviter les grandes blessures.

Publié par philob

Je suis né en janvier 1957 et je suis préretraité depuis juillet 2016; je me suis marié l’année de mes 50 ans (deuxième mariage), j'ai trois enfants de mon premier mariage et je suis 5 fois grand-père. J'ai une petite chienne, Héra, depuis décembre 2013 (elle avait 6 mois) et elle m’accompagne dans toutes mes « promenades ».

10 commentaires sur « Les aventures de Philo à l’hôpital »

  1. D’ailleurs, j’avais fait un court séjour à l’hôpital de Bourgoin mais, à l’époque (janvier 1984) il n’était pas aussi beau que sur la photo ! Il était bien vieillot et il s’est refait une beauté plus tard. J’avais été évacuée sur Grenoble pour la naissance de ma fille. Ça fait drôle de savoir que des personnes que je connais passent aux mêmes endroits où j’ai passé moi-même !!
    On ne sait toujours pas comment tu en es arrivé là ??
    Re-grosses bises et espère que tu rentreras bientôt.
    Monique

    1. Salut Monique, c’est en 2011 que c’est ouvert le nouvel hôpital en dehors de la ville dans un nouveau Médipôle. Ça regroupe toutes sortes d’autres structures médicales et paramédicales; c’est certain que cela permet une belle synergie, et j’ai vérifié, il y a un transport publique tous les jours, y compris les week-ends depuis la gare de Bourgoin-Jaillieu.
      Ça reste un « grand truc » mais pour l’avoir testé, j’en suis entièrement satisfait.
      Merci pour tes messages

  2. L’infatigable Philippe hospitalisé ! Ça me rappelle mes 5 semaines passées à l’ATRIR de Nyons (hôpital spécialisé pneumologie) en début d’année pour une pneumonie attrapée je ne sais comment. C’est le genre de maladie à la mode, dirait-on !! Bon rétablissement … car Héra est malheureuse sans toi. Grosses bises.

  3. C est génial de t avoir vu faire quelques pas avec entrain ! Tu aurais pu nous mettre une photo de Marianne toute belle avec sa jupette même si c est toi le héros de l histoire… dans les romans il y a le héros, sa belle la trame à l hôpital, un événement déclencheur… de grosses bises

    1. Si je suis sur le film c’est parce que Marianne filmait. Je n’avais pas la maîtrise de l’image.

  4. Philippe je ne peux que te souhaiter un bon rétablissement, repos et prend bien soins de toi, nous passerons te trouver à une autre occasion. Salutations à vous deux.
    Yves et Sylviane

  5. Patience et résilience !
    T’inquiètes pas pour ton poids, la chaise pour se faire peser va faire son apparition !
    Continue à être un patient modèle
    Big hug

    1. Je n’ai pas besoin de chaise, je peu marcher, je me suis douché tout seul, je suis actuellement coincé avec l’oxygène, mais la semaine prochaine il y aura peut-être des roulettes

  6. C est donc pour toutes ses bonnes raisons ( famille, amis et « bestioles » ) que tu dois te reposer et prendre soin de toi. Nous espérons que tu ne souffres pas et que ton séjour ne durera pas trop longtemps. Le record détenu par Matou est de 4 mois ! Mais en fait c est celui qui reste le moins longtemps qui gagne ! Moi pour la péritonite j avais un score de 11 jours ! Nous te faisons de grosses bises, à très vite.

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