L’épilogue des épilogues

Il m’a fallut une semaine pour l’écrire celui-là, je sais qu’une fois qu’il sera écrit l’aventure sera vraiment terminée, je ne voulais probablement pas fermer le « livre » trop vite; vivre cette formidable aventure le plus longtemps possible.

J’ai marché avec ma chienne Héra de Forel_sur-Lucens à Marseille en portant toutes nos affaires dans un sac à dos, tente et matériel de couchage compris.

Quelles superbes Promenades, oui c’est au pluriel car il y a eu 3 Promenades :

Genève-Grignan

Grignan-Marseille

Forel-sur-Lucens-Genève

En tout : 51 jours de ballade et 1368,36 kilomètres parcourus en marchant.

Une Promenade comme celle-là m’a forcément rendu plus fort, j’ai fait pleins d’apprentissages, j’ai accumulé toutes sortes d’expériences, j’ai multiplié les efforts physique, j’ai testé ma résistance, j’ai mis à l’épreuve ma ténacité, j’ai utilisé mes connaissances en topographie et en débrouillardise dans la réalité concrète, j’ai fait le plein de souvenirs; le plus important : j’ai dit ce que j’allais faire et je l’ai fait, je l’ai fait à ma manières, à mon rythme, mais je l’ai fait. Oui, j’en suis fier, il n’y a pas lieu d’être modeste, car je sais que je n’ai pas accompli un exploit, l’objectif que je m’étais fixé était atteignable, il fallait juste l’atteindre.

Comme toujours, ce sont les événements imprévus et là façons de les aborder qui sont les moments les plus formateurs. Dans ces moments, il faut toujours faire des choix :

Je continue ou je m’arrête ?

Je prends ce chemin-là où ce chemin-ci ?

Est-ce que je fais demi-jour devant cette échelle où je la franchi ?

Il ne me reste qu’un demi litre d’eau, que fais-je ?

Héra boite, es-tu prêt à arrêter l’aventure ?

Il n’y a plus de chemin, fais-tu demi tour ?

J’ai assumé tous mes choix sans jamais mettre ma vie ou celle d’Héra en danger, car je faisais une promenade, pas une compétition. C’est en définissant très précisément le type d’aventure que j’allais vivre que je limitais les risques au maximum. Je n’avais pas besoin de faire un exploit, juste une promenade, certes en quasi autonomie et de très longue durée, mais dont la difficulté résidait surtout par sa nouveauté : j’allais entreprendre quelque chose que je n’avais encore jamais fait, dans des conditions, elles aussi, inédites.

De plus, j’allais me plonger dans cette aventure avec une petite Chienne, je devais aussi assumer cette responsabilité.

Je l’ai fait car je savais que je pouvais le faire, je l’ai fait car j’avais envie de le faire; j’ai bien fait, car je me suis beaucoup amusé à le faire.

J’ai vraiment accumulé tout au long de la Promenade les expériences positives, il y en a vraiment eu beaucoup bien plus que les galères.

Oui, j’ai envie de recommencer, mais je n’ai pas encore choisi ni le lieu, ni la manière. Je veux d’abord profiter de tous mes apprentissages et, aussi, je n’ai pas envie de faire la promenade de trop.

Je ne peux pas épiloguer sans reparler d’Héra. Je n’avais aucune expérience avec les chiens, Héra est ma première chienne, je l’ai embarquée dans cette aventure sans lui demander son avis.

Elle a bénéficié quand même d’un entraînement aussi intensif que le mien et j’avais pu tester sa résistance à la marche, son obéissance pendant les ballades, sa confiance en moi et sa « bonne humeur ».

Tout ça, ce ne sont que des paroles, les liens que nous avons tissés pendant ces 51 jours de ballades sont absolument uniques, notre complicité est immense, nous nous sommes réellement encouragés l’un l’autre, nous formons une équipe et nous sommes forts ensemble.

C’est seulement maintenant que je comprends la véritable complicité qui existe entre les chiens et les hommes, ça fait quand même 33000 ans que nous cohabitons, cette complicité est véritablement l’illustration d’un rapport gagnant-gagnant bénéfique au deux. Un véritable lien « amicale » ou même « familiale » c’est tissé entre-nous; même si chacun est resté « à sa place ».

Sans Héra, c’est certain, la Promenade aurait été très différente, sa présence est pour beaucoup dans la réussite de cet expédition; je tenais absolument à lui donner la place qu’elle mérite dans cet épilogue.

Je suis parti en solo accompagné d’Héra, mais j’ai beaucoup pensé à ma femme Marianne, à mes enfants et petits-enfants, à ma famille et mes amis. Vivre intensément le moment présent est certainement la meilleure façon d’être véritablement le plus en harmonie avec les autres. Ma Promenade n’a jamais été une fuite, au contraire, le besoin de communiquer presque en direct est la preuve que tous, vous pouviez m’accompagner et bien que solo, je ne me suis jamais senti seul.

Alors merci Héra et merci à vous tous, je vous aime encore plus.

2 commentaires sur « L’épilogue des épilogues »

  1. Au lieu de mettre une photo de premier de la classe tu aurais dû mettre une photo des mollets qui ont fait trembler tout Hollywood…lol
    Biz

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