Vendredi 5 juillet

Nuit fraîche et humide, mais pas de pluie, à nouveau je me suis levé au milieu de la nuit et le ciel était fabuleux; j’ai bivouaquer dans une trouée faite pour passer un tuyau de gaz et la Voie lactée était exactement dans l’axe, j’en ai encore le cerveau ébloui.

Réveil vers 5:15 et départ 6:00. Je remarque que maintenant je suis rodé, les choses sont là où mes mains vont les chercher, les gestes s’enchaînent harmonieusement et très rapidement la tente est démontée et le sac est chargé.

Pourtant c’était le pire des matin, il a tellement plu hier en début d’après-midi que l’atmosphère et la terre sont chargés d’eau. Tout est mouillé, même à l’intérieur le sac de couchage, la couverture d’Héra sont chargé d’humidité, je ne parle même pas de mon chapeau qui est un vrai buvard et les habits aussi.

Mais, je m’y attendais, donc je n’ai pas du tout été perturbé, au contraire, comme il y avait un vent frigorifiant, nous avons entrepris cette journée avec détermination et envie.

Héra était tout le temps 5 à 10 m devant moi, pourtant elle était trempée.

Tout était féerique, il y avait les premiers rayons de soleil et une brume épaisse, ça sentait bon la terre et l’herbe.

C’était vivant

Pas besoin de pluviomètre pour se rendre compte de la violence des orages d’hier.

Les chemins ont été transformés en ruisseaux et l’herbe était encore couché, sur les bords, il y avait des alluvions de pives et d’aiguilles de sapin. Nous devions parfois quitter le chemin pour ne pas s’enliser et tout était très glissant.

Mais nous étions dopés par la nature et on marchait en sautillant, nous amusant avec les congères et riant des pierres glissantes.

À aucun moment mon pieds a glissé, l’habitude, l’expérience, la confiance, probablement aussi la chance; se sont des moments intenses et un peu magiques et vraiment partagés avec Héra en direct et peut-être avec vous en différé.

Un tronçon du chemin était utilisé pour les coupes de bois, impressionnant !

Héra est là comme référence de grandeur

Là, face au soleil, sur une terrasse du bar de Longchaumois, je déguste mon traditionnel thé complété par un jus d’abricot.

J’ai toujours reçu un accueil super dans les bistrots, mais ici non seulement Héra a son bol d’eau, le patron lui-même lui a donné un stick pour chien. On a discuté un moment, j’adore cette humanité simple et franche, la chaleur humaine et la sympathie spontanée vis-à-vis d’Héra.

Une journée qui commence très bien, je vais en direction de St-Claude, il est 9:00 et nous avons marché 11,5 kilomètres.

Je profite d’une pause ombre pour reprendre le récit de la journée.

À quelques kilomètres de Longchaumois, nous avons dû affronter la descente la plus dingue de toutes les Promenades, c’était non seulement la plus raide, mais il y avait une compétition entres les racines qui affleuraient et les cailloux encore trempés. J’ai arrêté le livre que je « lisais » car toutes les cellules de mon cerveau ont été mobilisées afin de pouvoir terminer cette descente sans me blesser.

Pour finir, entre ma concentration, la gestion des bâtons et l’adrénaline tout c’est bien passé, on est arrivé les deux vivants et sans blessure, je n’ai même pas dérapé.

En bas, j’étais trempé comme si j’avais fais un bain habillé.

Pour Héra, cette descente c’était de la rigolade, elle s’en est donné à cœur joie.

Quelle aventure.

En bas une belle surprise

Nous voilà en direction de St-Claude, tantôt à l’ombre, tantôt au soleil, je fais le plus possible des pauses ombre.

Pour éviter une trop longue route juste avant la ville je choisis une variante, nous descendons jusqu’à la rivière, Héra en profite pour nager et boire et nous traversons la rivière sur un pont en caillebotis, je la porte et me voilà aussi trempé, c’est pas si mal.

Par contre de l’autre côté de la rivière il y a une montée presque aussi raide que la fameuse descente, heureusement bien plus courte. Par contre c’est bien à l’ombre et super beau

Ça s’appelle la grotte de la Vuivre

Le dernier kilomètre est quasi tout le temps en plein soleil, les deux nous avançons péniblement, pour la première fois la poche à eau est vide.

Nous arrivons à St-Claude, mais comme vous le savez, il n’y a pas un mètre de plat dans cette ville, une dernière montée et nous nous installons pour un long moment au Café des Touristes.

29,4 kilomètres, mais ce n’est pas fini, le camping est dans un autre village de la commune à 3-4 kilomètres.

Le chemin pour aller au camping était sympa, il longeait la rivière et Héra a même pu s’y baigner. C’était nécessaire car il fait super chaud.

Content d’arriver, camping sympa et avec de superbes infrastructures.

Sitôt arrivé Héra se choisi le coin le plus frais et dort, pendant ce temps je monte la tente, je fais tout sécher ce qui était humide, je fais une lessive (qui probablement ne sera pas sèche ce soir), je brosse Héra et lui enlève 6 tiques malgré le collier, et ensuite je prend une extra bonne douche enfin.

J’ai de la chance il y a un resto au camping ( mon dernier repas complet c’était il y a 33 heures)

Je vais prendre une salade de La région comme entrée et entrecôte avec légumes comme plat principal, on verra pour éventuellement un dessert.

C’était aussi bon que beau

Donc 35,4 kilomètres, et quels kilomètres

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